Les 9 raisons de ne pas investir les réseaux sociaux

Posté le 07 mars 2011 par Pascal Faucompré dans mis-en-avant
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Pour faire suite à mon précédent post sur les questions à se poser avant de se lancer sur les réseaux sociaux quand on est une entreprise, je tenais à aller encore plus loin dans la réflexion, en allant à contrario de tout se qu’il peut se dire sur le net à ce sujet.

En effet, il est très facile, en cherchant un peu, de trouver toutes les meilleures raisons du monde pour créer son compte Facebook ou Twitter. Mais cela suffit-il à se lancer ?

Voici donc les 9 bonnes raisons qui vont vous feront hésiter ou rebrousser le chemin du community management :

1/ Je n’ai pas de budget à y consacrer

Se lancer dans une communication à travers les réseaux sociaux demande un temps non négligeable à y consacrer et surtout une disponibilité de tous les instants. Votre assistante communication ne pourra plus prendre de congés, faire de formation ou partir en réunion sans qu’elle s’inquiète de ce votre qu’il peut être dit sur son compte Twitter ou sur la page fan Facebook de votre entreprise. Le problème n’est pas seulement le temps à y consacrer pleinement (1heure par jour peur suffire, mais à répartir sur la totalité de la journée) mais surtout la veille (technique) à réaliser. Or, tout le monde n’est pas open sur ce sujet. On peut être un bon communicant, mais n’avoir aucun intérêt pour les nouvelles technologies.

2/ Je n’ai pas d’objectif particulier

Être présent sur Twitter ou Facebook pour raconter sa journée de travail ou sa passion pour les pin’s Android (jolie collection soit dit en passant !) n’est certainement pas la meilleure façon d’être présent sur les réseaux sociaux.

Il faut donc bien définir son(es) objectif(s) et adapter la stratégie pour chaque cas.

Par exemple, si vous souhaitez fédérer des utilisateurs d’une de vos nouveautés pour obtenir leur feedback, créer un compte facebook ne suffit pas, il faudra l’animer en y ajoutant des informations à valeur ajoutée et essayer d’apporter une réponse à chaque interrogation.

3/ Je ne sais pas définir ma cible

Si vous êtes organisateur d’un salon dont la cible est multiple et les intérêts de chacun très différents, il vous sera difficile de « communautarisé » votre cible.

Il est donc important de bien définir sa stratégie en fonction de sa cible.

4/ Mon activité est sur un secteur sensible

Vous êtes dans les domaines du plastique, du fastfood (cf Quick), de la confiserie (cf KitKat), du nucléaire, des produits phytosanitaires, des vaccins (et autres anti-biotique), de l’agriculture ou l’évelevage intensif ou vous utilisez de l’asparthame dans vos produits, vous avez toutes les chances de vous attirez les foudres des écologistes ou bio-consommateurs en créant une page fan Facebook. Vous aurez plutôt intérêt à y être de façon « passive », pour répondre à toutes les critiques des blogs, forum et comptes facebook, avec un discours bien affuté et argumenté.

Si vous savez que votre secteur est trop sensible pour l’opinion publique, ne tentez pas le diable, ça se retournera plsu vite que vous ne pensez contre vous.

5/ Je ne pratique pas de veille sur mon domaine d’activité/mon entreprise

Avant de se lancer sur les réseaux sociaux, il est bien de savoir ce qu’on dit de vous ou de votre secteur d’activité. C’est aussi le meilleur moyen de contrer les éventuels bad-buzz.

Il existe ainsi de nombreux outils pour veiller sur votre e-réputation, tels Youseemii (excellent outil français en +) Google Alerts ou Alerti (voir mon article sur la gestion de son e-reputation)

6/ Je n’ai pas d’organigramme précis de mon entreprise

La stratégie de community management ne peut se mettre en place que dans le cadre d’une stratégie globale de communication. Il faut donc échanger avec tous les acteurs (interne et externe) de l’entreprise, le service marketing (operationnel, direct, e-marketing, medias, …), l’attaché de presse, le service commercial, le SAV, le service recherche et développement, doivent être en contact permanent avec le community manager et même mieux doivent contribuer aux réseaux sociaux.

Peu importe si le community manager est interne ou externe à l’entreprise, il doit pouvoir joindre rapidement les personnes concernées pour les problèmes posés.

7/ La transparence est antinomique avec la politique de mon entreprise

Un réseau social est par définition un lieu d’échange. Hors, le fait d’y être présent demande forcément d’être transparent sur bons nombre de sujets. Vous pouvez tout à fait avoir votre chasse-gardée (technologique, financière, …) mais si vous ne pouvez être transparent sur aucun sujet, inutile de perdre votre temps sur les réseaux sociaux.

8/ Difficile d’être réactif dans mon activité

Ne surestimez pas la disponibilité des interlocuteurs directement concernés par l’animation de la communauté. Ils ont déjà beaucoup à faire par leur activité (surtout avec les 35h). L’idéal est de préparer une charte de communication avec les différents services concernés pour établir les procédures pour chaque cas.

Enfin, chaque service devrait mettre en place un wiki avec une réponse à chacun des problèmes posés afin d’éviter de reposer xfois la même question aux personnes concernées.

9/ Penser qu’un stagiaire peut faire l’affaire

Croire qu’un stagiaire va faire l’affaire pour mettre en place la stratégie de community management, réaliser la veille, animer les communautés est tout à fait illusoire.

Une stratégie de community management ne s’organise pas sur du court terme. Le lien que va créer le stagiaire avec sa communauté est difficilement transposable à une autre personne. Ça me rappelle le début des sites internet quand de nombreuses entreprises faisaient appel à des stagiaires pour réaliser leur site. C’était parfois bien réalisé mais quand il fallait faire une modification sur le site, le stagiaire n’était plus joignable ou pas disponible (expérience vécue).

Soyez réaliste, la présence sur les réseaux sociaux doit être confiée à des professionnels. Si vous avez un petit budget, faites appel à un consultant freelance, ça ne vous coutera pas tellement plus cher et ça peut vous rapporter beaucoup plus.

En voyez-vous d’autres ?

Ne sous-estimez pas votre présence sur les réseaux sociaux, car n’oubliez pas que tout ce qui est dit et s’écrira sur votre entreprise/marque le sera Ad vitam aeternam.

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